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30 mai 2008

Picon contre Pastis : La France pernautisée

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Certains soirs, c’est le sort qui s’acharne. Certains soirs comme ce soir, vendredi 30 mai 2008, on préfèrerait aller directement au lit, dès 18h. Le sommeil ne vient pas, alors c’est au clavier de son ordinateur que l’on s’en prend.
 
 
Et à Dany Boon. Pour tous les gens qui habitent « au sud », disons en bas d’Arras, j’explique la situation. Ce soir, Grand’Place de Lille, c’est « la fête à Dany ». Dany qui ? Dany Boon, l’enfant du pays, le héraut des chtis, l’homme aux 20 millions d’entrées et aux 6, 75 millions de recettes annuelles. Soit dit en passant, il est devenu l’acteur français le mieux payé de l’année.

Toute la soirée, la ronde des hélicoptères n’a pas cessé dans le ciel nordiste. Les Lillois, et d’autres j’imagine, se sont réunis pour célébrer le retour du fils prodigue. Ne tirons pas sur le comique, on retrouve à l’origine de l’évènement le quotidien La voix du nord. Pour profiter une nouvelle fois de « l’effet chti ». La propagande est efficace : les activités sont gratuites, les concerts aussi. Des éléments du décor, comme la friterie de Momo seront réinstallés sur place. Même les acteurs ont fait le déplacement. Ils sont venus saluer la foule en délire. Bien sûr, « à la fête à Dany », on n’est pas obligé d’en être.

La télé, ca existe. Le vendredi soir normalement, c’était Star Academy. Comme la saison 7 est déjà terminé, TF1 a demandé à ses deux animateurs vedettes de venir combler les trous de la grille des programmes. Deux Jean-Pierre pour le prix d’un, Foucault le marseillais contre Pernaut l’amiénois. Car tenez-vous bien, (moi-même, j’enfile la camisole), ce soir, c’est soirée Nord-Sud : le grand match. Dechavanne en arbitre, le sifflet autour du cou, et la soirée peut commencer.

Apparemment entre ces deux évènements, pas de lien évident, si ce n’est qu’ils se déroulent le même soir. Et pourtant, c’est sur la même corde sensible que les deux jouent : le goût passéiste d’un régionalisme à deux sous. Un régionalisme machine à fric, une identité dont on se sert jusqu'à plus soif, un ficelle grossière mais qui rapporte. Ce penchant a d’ailleurs été à l’origine de quelques dérapages ces derniers mois. On se souvient de la banderole anti-chtis déployé au Parc des Princes lors de la finale de la coupe de la Ligue qui opposait Lens au PSG.

Dans La bonne soupe, Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, journalistes à Libération, disaient de la tendance à la localisation (à outrance ?) de l’information qu’elle ressemblait à une « pernautisation des médias français ». A cette vitesse-là, c’est bientôt d’une France pernautisée dont il faudra parler.

26 mai 2008

Cannes : la dernière soirée à la minute près

494243849.jpg20 minutes retrace minute par minute la dernière soirée du Festival de Cannes version 2008.

La nouvelle, la palme d'or a été attribuée au film de Laurent Cantet, Entre les murs.  

Pour tout savoir sur le palmarès de la 61ème édition, cliquez sur ce lien.

22 mai 2008

Indiana Jones IV : Jeune papa, vieux con

740664042.jpg« Leur trésor n’était pas l’or, c’était la connaissance ». Les yeux au loin, son borsalino réajusté impeccablement sur un début de calvitie naissante, Indiana Jones (Harrison Ford) a pris un petit coup de vieux. Normal, il a 65 ans. Et l’assume. Ce qui lui permet même de jouer au vieux con moralisateur. L’archéologue américain nous avait pourtant habitué à un peu plus de frivolité, pilleur de tombes et bourreau des coeurs.

« Professeur Jones, vous êtes un homme de contradictions », aurait pu oser la scientifique stalinienne Irina Spalko (Cate Blanchett), qui durant deux heures se contente de suivre Indiana à la trace. Et d’attendre qu’il la mène au Royaume du crâne de cristal (cf. dans le texte). L’Amérique du Sud était encore un continent inexploré, le voici sillonné du nord au sud par les Soviétiques à la poursuite d’Indy. Professeur à lunettes cerclées à « mi-temps », Indiana Jones se révèle, comme tout bon archéologue, sur le terrain. Comme dans les trois épisodes précédents, il a toujours réponse à tout et sait jouer des poings face à ses ennemis, nazis, indiens ou ukrainiens. Un des plus beaux moments du film : la mort d’un géant russe enseveli dans une fourmilière.

Côté intrigue, Spielberg a puisé dans quelques-uns de ses thèmes de prédilection. La soucoupe de ses Rencontres du troisième type et les petits aliens en plastique à la E. T. ont été ressortis du Hall of Fame d’Hollywood. Une fois les menues économies réalisées sur le scénario, c’est autant d’argent à mettre dans les effets spéciaux. Trop. Indiana Jones n’était pas un super héros, il l’est malheureusement devenu. Dommage, car il nous suffisait presque d’entendre les trompettes de la bande-annonce pour être envoûtés.

Nouveauté, Indy Junior n’est plus le fils, il est le père. Du jeune Mutt qu’il rencontre sur un quai de gare. Dans la famille, on reste cuir. Le modèle a changé, Mutt voyou gominé est passé au Perfecto. Entre père et fils, au début, on s’apprivoise. On discute de choses et d’autres, de spiritualité surtout.
Mutt : Dieu n’a pas cette tête-là (montrant un crâne inca)
Indiana : Ca dépend quel est ton dieu…
 
Le nouveau Jones est devenu un homme moral, plus calme, plus responsable. Un vrai papa. Dans la dernière séquence, il pousse le vice jusqu’à se marier. Triste fin pour un aventurier de sa trempe que de se ranger des voitures.


Voici la bande-annonce :

20 mai 2008

And Justice for All

Voici le dernier clip de Justice : 

Laissé sans commentaire exprès, j'attends vos réactions...

17 mai 2008

Indiana Jones : la saga continue

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Les trois premiers opus sont passés à la postérité. Cultes dès leur sortie, ils avaient réussi à déterrer un nouveau genre, le cinéma d'aventure.

Le premier est sorti en 1981. Indiana Jones et les aventuriers de l'arche perdue s'étaient mis à la recherche de l'Arche d'Alliance, dans laquelle Moise avait enfermé les dix commandements. Cet arche était également convoitée par les nazis, car elle était censée assuré la victoire à celui ou celle qui se la procurait. Déjà, Indiana Jones influe sur le destin du monde. 

Second film, Indiana Jones et le temple maudit dans les salles trois ans plus tard. L'archéologue doit retrouver les cinq pierres de Shankara, cachés en Inde. Ces pierres assurent fortune et gloire à ceux qui les possèdent et attisent donc la convoitise d'une secte secrète indienne. 

Enfin, sorti en 1989, et de l'avis général, le meilleur de la saga, Indiana Jones et la dernière croisade. Cet épisode nous en apprend plus que les deux précédents sur le professeur Jones. Il est plus drôle, jouant sur la relation père-fils entre Henry Jones Sr et "Junior". A la veille de la Seconde guerre mondiale, les nazis recherchent desepérement le Saint Graal, qui donne la vie éternelle à tout ceux qui boivent dans sa coupe. Le père d'Indiana, le docteur Jones (Sean Connery) est kidnappé par les allemands. Son fils se lance à sa rescousse. Avec en prime une séquence culte parmi les cultes, servi par une bande-son de John Williams : 

En 2008 sort un nouvel épisode, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal.

La critique du film, bientôt sur Cinemoi.

11 mai 2008

Teeth : Les dents de l'amour

Avec un pitch si incisif, il paraît difficile d’échapper à la sortie de la semaine. Teeth, ou l’histoire d’une adolescente un peu mal dans sa peau, qui découvre à travers ses premières expériences sexuelles qu’elle est dotée d’un organe un peu particulier. Son vagin a des dents, qui sont une arme très pratique pour repousser les assauts des prédateurs masculins en tous genres.

La bande-annonce de Teeth :

03 mai 2008

Simplement sanglant

1510998798.jpgBlood simple est le premier long-métrage des frères Coen (The big Lebowski, O’brother). Tournée en 1984, avec un budget dérisoire, il fait déjà état de toute la maîtrise des réalisateurs américains. Les Coen rendent hommage, comme d’habitude, aux classiques du cinéma qu'ils aiment, ces films noirs aux dialogues tranchés et aux armes à feu prêts à siffler.

Le scénario, une histoire de coucheries. Marty, patron suant d’une veille discothèque du Middle-West apprend434549447.jpg que sa femme le trompe avec un de ses employés. Il engage un détective privé qu’il charge de la basse besogne : éliminer les deux impertinents. Ultime humiliation, Marty se fait doublé par celui qu’il a employé. De la figure de l’Américain moyen, obèse, santiags et rires gras à la pelle, le détective, l'immense acteur Emmet Walsh se transforme en tueur implacable, machiavélique au sang froid. Seul personnage à attirer un peu de notre capital sympathie au début du film, il devient le mal absolu, à qui l’on souhaite la pire des souffrances. Le couteau planté dans sa paume par la femme adultère est une séquence jouissive.

Chez les Coen, la violence est enfouie en nous, sale et moche. Elle n’est pas glorifiée à la moulinette hollywoodienne, mais sert une intrigue absurde des plus quotidiennes. Paradoxe, vous pensez.
 
Extrait :  
 
 
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