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14 février 2008

Ô Serpico


Devant l’affligeance des sorties cinéma de cette semaine, Vladimir Illitch Oulianov, alias Lénine se serait  sans doute poser la même question : Que faire ? Ecouter Michel Sardou. Lénine, relève-toi, ils sont devenus fous. Ou retourner aux classiques.

5876b856ffd016325b6bde5c936def8f.jpgC’est ce que j’ai fait. Hier était programmé Serpico, film de Sydney Lumet sorti en 1973. Sydney Lumet, c’est Douze hommes en colère, un après-midi de chien, et plus récemment l’Avocat du diable. Franck Serpico est le nom d’un policier new-yorkais. Rare, le good cop est joué par Al Pacino. Fraîchement sorti de l’académie de police, il fait ses classes dans les quartiers mal famés de la Grosse Pomme. Il y observe les pratiques de ses collègues, qui rançonnent les criminels pour arrondir leurs fins de mois. Le ver est dans le fruit. Serpico refuse à chaque fois l’argent, jusqu’à s’attirer l’animosité des autres flics. Seul contre tous, il s’enferme dans une paranoïa qui prend le pas sur sa pe1e9a172f98dbdf514f39773b24e8c274.jpgrsonnalité lumineuse : lui préfère les soirées de Greenwich Village aux journées au bureau de police. Muté inspecteur, il change de look, penche vers le flower power, se laisse pousser la barbe. Figure christique de la police new-yorkaise version 70’, il devient rapidement le bouc émissaire de toute son unité. Serpico tient, jusqu’à décider de témoigner des mauvaises pratiques de la police new-yorkaise. Dans un monde de flics ripous, lui, le marginal au look de « junkie » impose par sa simple présence au commissariat une morale bafouée. Dans son combat, c’est plus à Don Quichotte que Frankie ressemble. Il le dit, il voudrait être seul à la tête de la police, « huit flics comme moi, et il n’y a plus de crimes à New York ». A défaut de moulins, il se bat contre sa hiérarchie administrative qui refuse de reconnaître ses propres dérives. Une histoire vraie. 

La prestation d’Al Pacino nous donnerait presque envie d’être de la maison. Rarement un flic a été peint de cette manière, redresseur de torts malgré lui. D’un tel charisme. La musique entre trompettes jazzy et mandolines italiennes donne au tout un cachet d’époque, ce film est un classique.


 

Commentaires

ça manque de lien comme je dis toujours!
XXXX

Écrit par : paul | 14 février 2008

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